Le cinéma américain est un objet étrange et surprenant. Alors qu'il semble définitivement la proie de forces centrifuges qui l'entraînent inexorablement vers la production industrielle de navets, il offre régulièrement à nos petits yeux ébahis de grands films.
"Paranoid Park" fait partie de cette catégorie. Gus Van Sant braque ses caméras sur le monde de petits ados américains Blancs de la Middle Class. Un coup de projecteur qui met en lumière un univers où le matérialisme a dissout la plupart des liens affectifs et des repères moraux et une génération anesthésiée par le grand vide cotonneux de la société de consommation.
Alex appartient à la communauté des skateurs. Un soir, il tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoïd Park. Il décide de ne rien dire. Mais le soulagement d'échapper à la justice ne parvient pas à abolir toute manifestation de son sens moral : Alex est un meurtrier, il le sait et en mesure toute les conséquences. Comment va-t-il résoudre ce dilemme éthique ? C'est tout le sujet du film.
Gus Van Sant suit le cheminement de cet adolescent en s'abstenant de tout jugement moral. Il donne juste à voir. Il montre une jeunesse atomisée en de multiples communautés, des adolescents indifférents et méfiants face à l'univers des adultes naviguant dans la vie comme extérieurs au monde.
La force du cinéma de Gus Van Sant vient de ses partis pris artistiques. Il se livre à un travail expérimental et sophistiqué sur l'image et le son sans jamais tomber dans un esthétisme hermétique ou maniéré. Au contraire, cette recherche visuelle et sonore complète la narration pour donner tout son sens au film et aboutir à une oeuvre forte et ambitieuse. Un film inquiétant aussi parce qu'il est une fenêtre ouverte sur un monde qui se délite, sur ces jeunes en déshérence qui ne sont rien d'autres que des adultes en devenir, et ça, forcément, ce n'est pas rassurant pour l'avenir.
Inutile de vous conseillez d'aller le voir.
"Paranoid Park" fait partie de cette catégorie. Gus Van Sant braque ses caméras sur le monde de petits ados américains Blancs de la Middle Class. Un coup de projecteur qui met en lumière un univers où le matérialisme a dissout la plupart des liens affectifs et des repères moraux et une génération anesthésiée par le grand vide cotonneux de la société de consommation.
Alex appartient à la communauté des skateurs. Un soir, il tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoïd Park. Il décide de ne rien dire. Mais le soulagement d'échapper à la justice ne parvient pas à abolir toute manifestation de son sens moral : Alex est un meurtrier, il le sait et en mesure toute les conséquences. Comment va-t-il résoudre ce dilemme éthique ? C'est tout le sujet du film.
Gus Van Sant suit le cheminement de cet adolescent en s'abstenant de tout jugement moral. Il donne juste à voir. Il montre une jeunesse atomisée en de multiples communautés, des adolescents indifférents et méfiants face à l'univers des adultes naviguant dans la vie comme extérieurs au monde.
Il reste le Skate, le vertige physique comme ultime sensation de soi et la tribu qui permet par intermittence de retrouver la fréquence pour reprendre contact avec le genre humain.
La force du cinéma de Gus Van Sant vient de ses partis pris artistiques. Il se livre à un travail expérimental et sophistiqué sur l'image et le son sans jamais tomber dans un esthétisme hermétique ou maniéré. Au contraire, cette recherche visuelle et sonore complète la narration pour donner tout son sens au film et aboutir à une oeuvre forte et ambitieuse. Un film inquiétant aussi parce qu'il est une fenêtre ouverte sur un monde qui se délite, sur ces jeunes en déshérence qui ne sont rien d'autres que des adultes en devenir, et ça, forcément, ce n'est pas rassurant pour l'avenir.
Inutile de vous conseillez d'aller le voir.


0 Comments:
Post a Comment