samedi 1 décembre 2007

Deux vies plus une (Idit Cebula)



Aie ! Ce film, j'aurai du le chroniquer tout de suite après l'avoir vu. Le temps est le pire ennemi du critique amateur, parce que si le film ne vous a pas laissé un grand souvenir ....c'est l'angoisse de la page (word) blanche. Mais pour reprendre la célèbre formule d'Audiard "c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.", vous aurez tout de même droit à un billet sur ce film, pour la pure et simple raison que ce blog est mon blog et que j'y fait ce que je veux. Voilà c'est dit.

Commençons par le commencement (après les répétitions, un pléonasme .... décidément aujourd'hui !).

"Deux vies plus une" n'est pas un navet, sinon je m'en souviendrais. Ce n'est pas un bon film non plus, auquel cas je m'en souviendrai également. En toute logique, ce doit donc être un film moyen.

Bon j'arrête mon cinéma, je m'en rappelle plutôt bien de ce film. En fait, c'est une énième variation sur la crise de la quarantaine qui s'incarne dans le personnage d' "Eliane qui étouffe entre son travail d'institutrice, son mari protecteur, sa mère envahissante et sa fille. Elle est au bord de la crise ! Encouragée par ses meilleures amies et de nouvelles rencontres, elle décide de poursuivre ce qui compte pour elle : réconcilier sa vie actuelle et celle dont elle rêve...". (entre guillemet le pitch officiel honteusement pompé sur Allociné).

Ne vous inquiétez pas trop, notre Eliane traversera cette crise existentielle sans trop de bobo. C'est le problème de ce film, non pas qu'Eliane s'en sorte, on lui veut rien de mal à cette brave fille, mais l'absence de véritable parti pris dans la réalisation et le traitement de l'histoire. Certes, ce film est émaillé de scènes vraiment réussies, où l'on sent que la réalisatrice a mis beaucoup d'elle-même, et de seconds rôles, notamment l'instit "tête à claque", tout à fait épatants. "Deux vies, plus une" est par certains aspects une oeuvre attachante, mais elle manque de drôlerie, de rythme, de légèreté ou d' extravagance pour être une pure comédie et pêche par une espèce de retenue dans l'exploration des sentiments pour devenir une véritable comédie de moeurs.

Si j'étais climatologue, je dirai que "Deux vies, plus une" est un film tempéré. Pas de coup de chaud, pas de coup de froid. Bref, un film à regarder cet hiver installé tranquillement devant sa télé.



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