vendredi 21 décembre 2007

Un peu de légereté en cette fin d'année


Période de fêtes oblige, je mets entre parenthèses mes emportements, mes indignations, mes colères, mes agacements.... . Tout de façon, sauf si le monde changeait en quelques jours, j'y reviendrai.

Pour l'instant donc, mes petits cadeaux, deux petites perles dénichées sur le net : une vraie-fausse manifestation de droite et l'hommage improbable de Brassens à la rappeuse DIAMS;

Bref que du Bonheur ! Pour en profiter cliquez sur les posts des étages en-dessous.

Allez, à bientôt, bonnes fêtes à tous et toutes.

Mogule.

La manif censurée ......


La presse à la botte de M. Sarkozy, notre Président de la République ? Balivernes !

Les médias demeurent toujours entre les mains d'un lobby de gauchistes post-soixante-huitard qui poursuit son entreprise de démolition de nos valeurs traditionnelles en instillant insidieusement le venin du laxisme moral . Voilà la vérité qui dérange. Toute expression qui tente de dénoncer le règne de la pensée unique socialo-communiste est soigneusement baillonée.

En effet, Qui a pu voir ces scènes (voir vidéo ci-dessous) de soutien populaire à la politique de M. Sarkozy ? Personne ou presque évidemment ! puisque l'intelligensia gauche caviardée tente de nous faire croire que la rue n'appartient qu'à la gauche ! Certes, il existe encore des journalistes courageux à TF1 , au Figaro, de LCI, à Valeurs actuelles, au Point, à Paris Match qui essaient d'exercer leur métier en toute indépendance. Mais qu'il est difficile de soulever cette chappe de plomb imposée par l'idéologie socialo-droit-de-l'hommiste.

Alors Fast Thoughts s'engage,et, diffuse les images de cette manif de droite que certains auraient voulu soustraire de l'actualité ! Allez, j'envoie ! Et vive le paquet fiscal !



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Coup de chapeau au collectif "manif de droite" qui organise ces happening ( pour en savoir plus cliquez ici).

l'improbable hommage de Brassens à DIAMS

Imaginons une de ces cérémonies dont l'époque est si friande ,où l'on verrait le jeune Brassens, chanteur en devenir, venir célébrer l'immense carrière de ce monument de la chanson française que serait devenue l'auteur, compositeur et interprète, DIAMS. Cela pourrait donner a peu près cela :


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Bon après avoir "kiffer la vibes", je vais retourner écouter Brassens, l'original.

samedi 15 décembre 2007

surfer solidaire !

1 RECHERCHE = 1 DON


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Khadafi le mètre étalon


Khadafi est un mètre étalon. Il étalonne comme personne . Durant cette visite carnavalesque, il aura testé, sondé, étiré, bousculé, piétiné les limites de la décence et mesuré jusqu'où nous étions prêt à nous abaisser. Hé bien , apparemment, nous sommes disposés à descendre bien bas, mon colonel.

Qu'est-ce qui valait cette génuflexion de l'Etat Français devant les provocations, les pitreries, les caprices de ce tyran qui semble tout droit sorti d'une aventure de Tintin ?

Khadafi aurait renoncé au terrorisme nous dit-on. Ha, bon ! Emprisonner, violer et torturer les infirmières Bulgares pendant 6 ans pour ensuite les libérer contre rançon, si ce n'est pas du terrorisme, qu'est-ce que c'est ? A ce compte, Sarkozy pourrait tout aussi bien faire défiler les FARC sur les Champs Elysées le 14 juillet !

Khadafi aurait changé nous affirme-t-on. C'est vrai, qu'en 2003, après l'invasion de l'Irak, il a eu chaud aux babouches , il a compris que ce n'était pas le moment de chatouiller les Etats Unis. Il a donc renoncé au terrorisme (c'est à dire s'en prendre aux intérêts occidentaux). Mais le sort des lybiens dans cette affaire ? une question anecdotique apparemment, car pour eux la situation n'a guère évolué : toujours pas d'élection (même pas un simulacre), les partis d'opposition restent interdits, la liberté de la presse demeure une abstraction et une critique envers le Guide de la révolution est toujours passible de la peine capitale.

Bref, ce n'est sûrement pas sur la question des droits de l'homme que la Lybie réintègre le concert des nations en fanfare, limousine et suite royale. Pas penaud pour deux sous, le Khadafi. Contraint d'abandonner les Armes de Destruction Massive, il se consacre à jouir pleinement de son nouveau joujou, l'Arme de Domination Mondiale : Le carnet de chèque. Bien plus efficace qu'une bombe ! Quel attentat aurait pu obliger un Président Français à faire une telle danse du ventre ?

Il faut bien vendre, nous sussure-t-on. Les autres le font , pourquoi pas nous ? D'abord, j'observe, qu'autour de nous, des pays comme l'Allemagne ou l'Angleterre, par exemple, ne se croient pas obliger de s'humilier pour faire du commerce. Ensuite, si la France a une voix qui dépasse son poids et sa puissance économique sur la scène internationale, c'est parce dans cette voix résonnaient d'autre valeurs que celles du simple mercantilisme. De Hu Jintao, en passant par Poutine et Khadafi, la politique exclusive du "carnet de chèque" menée par Sarkozy ne rend plus audible cette voix particulière. Pas sûr que le concert des nations en soient plus harmonieux.

Mehonna Hintermann (voir vidéo ci-dessous), une journaliste à France 3 qui a été victime d'une tentative de viol de la part de Khadafi, s'élève avec passion, indignation, et clairvoyance sur ce renoncement à nos valeurs et à notre amour-propre. A regarder.


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vendredi 14 décembre 2007

Spécial dédicace à Jacques Attali

Jacques Attali avait oublié de les inviter à sa commission chargée de solutionner l'épineuse question du pouvoir d'achat. Pas rancunier, nos deux olibrius de la "chanson du dimanche" lui ont composé une joli ballade sur ce thème (c'est vrai qu'on nous ballade pas mal sur le pouvoir d'achat). Alors Nicolas, François, Jacques et les autres ouvrez grandes vos esgourdes :

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Pour découvrir d'autres forfaits de nos deux troubadours de rue cliquez ici

mardi 11 décembre 2007

La Liberté de la presse minée par l'Intérieur ?

Un journaliste placé en garde à vue, qu'est-ce que ça vaut ? Un entre-filet dans la presse et le coup d'oeil distrait d'un lecteur tracassé par son pouvoir d'achat. Guère plus !

Bien sûr, les syndicats de la presse protestent et certains journalistes, toujours les mêmes, invoquent le droit sacré de protéger leurs sources. Coup de pression du gouvernement et réaction naturelle de la profession, se dit-on ; bref, rien de bien neuf, rien d'inhabituel, rien de dangereux pour notre belle démocratie. Et puis, on regarde cette interview, on rassemble mentalement les pièces du puzzle et on prend conscience que nous sommes en train de glisser vers un drôle de régime politique. Un témoignage troublant, poignant et inquiétant. A méditer et à diffuser.


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Petit coup de projo pour le site Richard Dasquié dans la rubrique "les petites pépites blog de la semaine"

lundi 10 décembre 2007

Mini-Traité : la revanche des parlementaires



Le traité de Lisbonne va être ratifié dans quelques jours dans la quasi-indifférence générale (voir ici le calendrier de ratification). Par ratifier, il faut comprendre qu'il ne sera voté ni par vous ni par moi, qu'il n'y aura ni référendum, ni campagne, ni débat. Que dalle, nada, niente, nothing, nichts,.... .

La parenthèse du non au Traité constitutionnel Européen sera alors définitivement close par ceux-là même qui s'étaient sentis bafoué par le vote de mai 2005. Les parlementaires vont donc ratifier un traité qui stipule dans son article 1er que " l'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie ...." en commençant par s'asseoir sur la dite démocratie. Chacun appréciera la force des convictions démocratiques de nos élus.

Théoriquement, ce texte peut être toujours être rejeté au niveau du congrès puisque toute modification constitutionnelle doit obtenir la majorité des 3/5 ème pour être adoptée. Mais voilà, pour atteindre la minorité de blocage des 2/5 ème, il faudrait que l'ensemble des courants d'opposition à Sarkozy se rappellent leurs engagements de campagne. Hélas, on a toutes les raisons de douter de leur constance.

Par exemple, Ségolène Royal, pour une fois en phase avec la position majoritaire du PS, justifie ainsi son revirement (blog Désir d'avenir) : " Pendant la campagne présidentielle, je me suis engagée en effet à consulter les Français. Ma prise de position actuelle qui consiste à dire oui à une ratification parlementaire du mini-traité peut paraître contradictoire. Elle s'explique par le fait que ce texte étant vraiment minimum,cela ne mérite pas un référendum." Mais, jamais à une contradiction près, elle déclare à Libération :"Je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. L’intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante. C’est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l’étape suivante : la préparation du traité social."

"Texte minimum" ou "avancée très importante", on a bien du mal à s'y retrouver dans le discours de Mme Royal. Mais, nous en avons désormais l'habitude, elle avait déjà confié ne pas avoir cru aux 35 heures et ni au SMIC 1500 euros, elle montre aujourd'hui un attachement tout relatif au concept pourtant ultra-médiatisé de "démocratie participative" développé pendant la campagne éléctorale. Son malaise, au-delà de la maladresse rhétorique, vient du fait qu'il n'existe aucun argument sérieux à opposer à la tenue d'un référendum, pour la simple et unique raison que ce traité est un copié-collé du précédent rejeté par le vote.

Le PS s'apprête donc, en catimini, à prêter main forte à Wladimir Sarkozy dans cette opération de déni démocratique. Il y avait pourtant une autre voie pour les Socialistes, celle qui combinait conviction et courage. La force de la conviction pour ne pas céder sur la question démocratique en exigeant la tenue d'un référendum et le courage politique de défendre devant les électeurs le choix du oui. Mais conviction et courage semble avoir disparu de la grammaire socialiste. La démocratie a perdu une voix. C'est bien triste.

dimanche 9 décembre 2007

Petite variante de l'affiche du film chroniqué ci-dessous



affiche odieusement pompée sur l'excellent sarkotiquesanonymes

Le coeur des hommes 2 (Marc Esposito)


Comme le souligne astucieusement le titre, ce film est la suite du "coeur des hommes", the first. L'occasion est trop belle pour ne pas se poser la question : qu'est ce qu'une suite ?

A priori, on serait tenté de répondre qu'une suite est le prolongement d'un projet artistique non totalement abouti. Pas besoin d'être un grand cinéphile pour vérifier cette hypothèse. Que serait "la vérité si je mens ", cette grande fresque ethnologique sur les juifs séfarates, sans son deuxième volet ? Et "pédale douce", cette audacieuse exploration de la galaxie gay, ne serait-elle pas une oeuvre inachevée sans son second opus "pédale dure" ? Sans parler des indissociables "visiteurs 1&2" ! D'ailleurs, ne sommes-nous pas tous impatients de découvrir la suite de cette passionante enquête sociologique sur les français en vacances, qui en toute logique, devrait s'intituler "camping 2".

C'est important la répétition du même titre. Elle permet de signaler au spectateur qu'il va pouvoir assister au même film. Tout pareil : même réalisateur, mêmes acteurs, mêmes personnages, mêmes situations. Pas de surprise : Vous avez aimé le premier, allez donc voir le second. Une suite n'est que la tentative de répétition d'une recette qui a bien marchée au Box office.

Vous retrouvez donc dans "le coeur des hommes 2" : "Alex, Antoine, Jeff et Manu, quatre amis, quatre ans plus tard. Leurs rapports avec les femmes, leur amitié, leurs secrets partagés, leurs sentiments de culpabilité, leur volonté de changer, de s'améliorer...".

Le réalisateur continue d'essayer de sonder, laborieusement, le coeur (et aussi le pénis) des hommes. Mais, Marc Esposito n'est ni Claude Sautet, ni Woody Allen : Amateur de comédie de moeurs, si vous aviez raté le premier, vous pouvez éviter le second.

Reste la comédie tout court. Dans ce registre là, la mécanique est plutôt bien huilée : un scénario convenu mais efficace, un casting adapté et des répliques qui font souvent mouches. Bref, on paie sa place, on s'asseoit et on s'amuse. Une suite conforme à son originale, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Ce n'est déjà pas si mal. Un film anecdotique mais pas déplaisant qui devrait faire un tabac lors de sa diffusion sur TF1.

jeudi 6 décembre 2007

retraites des députés : la réforme au régime light

L'obscur député des Bouches du Rhône, Richard Mallié, pensait tenir son quart d'heure de gloire télévisuelle. Tout était prêt, les lignes de défense du régime de retraite des députés bien bétonnées et la langue de bois bien affutée, mais ....pas de bol, il tombe sur un vrai petit roquet qui ne lui lâche pas les mollets de tout l'entretien.

A ne pas rater, le moment où le l'interview bascule.


Notre parlementaire croit le moment venu de porter l'estocade : "la retraite moyenne servie aux députés est de 2400 euros, c'est pas énorme, un peu plus de deux fois le smic ....". On s'apprêtait à sortir nos mouchoirs, lorsqu'il prend la réplique qui tue :" pour quelle durée de cotisation moyenne ?". Notre député tente un superbe mouvement de dégagement : "on la touche pendant 19 ans en moyenne ...". La petite teigne journalistique ne désarme pas :" Non, pendant combien de temps doit-on cotiser pour avoir cette retraite ?" Le dépité vaincu :"7 ans et demi ....". Le Reporter Sans Pitié enfonce définitivement le clou :" 7 ans et demi pour 2400 euros de retraite, c'est ça ?"

Richard Mallé est dans les cordes, il n'en sortira plus.

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Sur le même thème (voir vidéo panafieu).

mercredi 5 décembre 2007

Le chant du monde - L’art de l’Iran safavide, 1501-1736


"Autour de pièces somptueuses, cette exposition retrace l’évolution de l’art en Iran sous la dynastie safavide (1501-1736). Un lien intime unit les arts visuels au verbe écrit dans la culture du monde iranien.

Conçue comme une anthologie d’oeuvres d’art remarquables dont plusieurs sont inédites, cette exposition traite pour la première fois de cet aspect fondamental d’un art conceptuel, dominé par les symboles.
L’art de l’Iran, souvent incompris, peut donner l’illusion d’être voué au décor. Tous les détails en sont, bien au contraire, chargés de sens, dont la littérature persane donne la clé."

J'en vois déjà qui réprime un baillement à la lecture de cet extrait de la note de présentation du commissaire de l'exposition . Vous avez tort,
"Le chant du monde" est tout simplement une superbe exposition. Vous avez jusqu'au 7 janvier pour vous réveiller et vous précipiter au Louvre.

Pour les derniers récalcitrants, je vous offre un avant goût virtuel de l'exposition .



lundi 3 décembre 2007

Maux des Banlieues : Sarkozy a surtout soigné son image


L'accès de fureur qui vient d'embraser Villiers le Bel n'est pas une simple réplique des émeutes de 2005. Il s'agit d'un seisme d'une magnitude encore jamais égalée sur une échelle de richter de la violence dont on ne sait plus très bien combien elle compte de degrés : 130 policiers blessés en à peine 2 nuits d'affrontement.

Face à un tel déchainement de violence, la classe politique a senti, un moment, le sol se dérober sous ses pieds. Dans un trop rare élan de sincérité, Yves Jego, porte-parole de l'UMP, reconnaissait " qu'on ne pouvait résoudre 30 ans de dégradation continue dans les banlieues en quelques mois", "que le travail de reconstruction prendrait peut être une génération" et "qu'il fallait s'attaquer à améliorer les conditions de vie et d'emploi dans ces quartiers". Bref, le pari de la lucidité pour tenter de contenir ces éruptions de colère.

Mais voilà, le taulier, qui était occupé à vendre des centrales nucléaires en Chine, est revenu in petto recadrer les volontés vacillantes. La sécurité, c'est son fond de commerce, sa marque de fabrique, sa martingale électorale ; hors de question de laisser dilapider ce joli capital. Le rouleau compresseur Sarkozyste s'est donc mis en branle ; en quelques heures, l'espace médiatique était saturé de la présence de notre omniprésident : visite aux policiers blessés, grande messe rassemblant 2000 policiers et gendarmes, réception des familles des victimes de l'accident et interview aux JT de 20 heures.

Pour délivrer quel message ? "Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie". Si ces caids de banlieue ont pu prospèrer, c'est le fait d'une idéologie "laxiste", directement héritée de 68, coupable de faire "de chaque délinquant une victime de la société". Le seul remède à la violence éndémique qui ronge les banlieues ? la répression, encore la répression, toujours la répression.

Une fois de plus, Sarkozy pose la société en "victime" d'une idéologie de l'"angélisme" qui n'a plus court pour escamoter le bilan de ces 5 dernières années comme premier flic de France. Tour de passe-passe gonflé pour celui qui jure vouloir être jugé sur ses résultats ! Pour l'instant, ces rhétoriques guérrières continuent de rassurer face aux flambées de violence, mais pour combien de temps encore ? Car en dépit de l'accumulation d'actions et de dispositions toujours plus repressives, l'insécurité n'a pas reculé. Si la posture de petit coq de combat a permis de grapiller 5% des voix au FN, elle a également montré ses limites sur le terrain de la lutte contre la délinquance.

Je n'ai aucune forme d'indulgence ou de compréhension pour des voyous qui tirent à balles réelles sur la police. Ils méritent une sanction d'une sévérité exemplaire. Mais, nier le poids de la crise sociale dans la montée de la violence au nom d'une espèce d'absolutisme du principe de responsabilité individuelle est une erreur tragique. Renoncer à comprendre les mécanismes sociaux et culturels qui alimentent ce rejet de toute forme d'autorité revient à accepter la relégation inexorable de ces quartiers aux marges de la société. La fermeté sans la justice sociale est une impasse (et inversement). Les émeutes de Viliers-le-Bel nous ont rappelés violemment ce principe politique.

samedi 1 décembre 2007

C'est cadeau !

Voilà une vidéo extraite d'un site (découvert grâce à un blog à découvrir ici) qui fait un vrai tabac au Québec. Allez régalez-vous : c'est cadeau !


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Deux vies plus une (Idit Cebula)



Aie ! Ce film, j'aurai du le chroniquer tout de suite après l'avoir vu. Le temps est le pire ennemi du critique amateur, parce que si le film ne vous a pas laissé un grand souvenir ....c'est l'angoisse de la page (word) blanche. Mais pour reprendre la célèbre formule d'Audiard "c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.", vous aurez tout de même droit à un billet sur ce film, pour la pure et simple raison que ce blog est mon blog et que j'y fait ce que je veux. Voilà c'est dit.

Commençons par le commencement (après les répétitions, un pléonasme .... décidément aujourd'hui !).

"Deux vies plus une" n'est pas un navet, sinon je m'en souviendrais. Ce n'est pas un bon film non plus, auquel cas je m'en souviendrai également. En toute logique, ce doit donc être un film moyen.

Bon j'arrête mon cinéma, je m'en rappelle plutôt bien de ce film. En fait, c'est une énième variation sur la crise de la quarantaine qui s'incarne dans le personnage d' "Eliane qui étouffe entre son travail d'institutrice, son mari protecteur, sa mère envahissante et sa fille. Elle est au bord de la crise ! Encouragée par ses meilleures amies et de nouvelles rencontres, elle décide de poursuivre ce qui compte pour elle : réconcilier sa vie actuelle et celle dont elle rêve...". (entre guillemet le pitch officiel honteusement pompé sur Allociné).

Ne vous inquiétez pas trop, notre Eliane traversera cette crise existentielle sans trop de bobo. C'est le problème de ce film, non pas qu'Eliane s'en sorte, on lui veut rien de mal à cette brave fille, mais l'absence de véritable parti pris dans la réalisation et le traitement de l'histoire. Certes, ce film est émaillé de scènes vraiment réussies, où l'on sent que la réalisatrice a mis beaucoup d'elle-même, et de seconds rôles, notamment l'instit "tête à claque", tout à fait épatants. "Deux vies, plus une" est par certains aspects une oeuvre attachante, mais elle manque de drôlerie, de rythme, de légèreté ou d' extravagance pour être une pure comédie et pêche par une espèce de retenue dans l'exploration des sentiments pour devenir une véritable comédie de moeurs.

Si j'étais climatologue, je dirai que "Deux vies, plus une" est un film tempéré. Pas de coup de chaud, pas de coup de froid. Bref, un film à regarder cet hiver installé tranquillement devant sa télé.